Se perdre, de Annie Ernaux


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Ô miroir ! Dis-moi qui je suis ?

Au-delà de la pornographie apparente, « Se perdre » est la descente aux enfers d’une fascination obsessive, dévorante, voir délirante, qu’a entretenue Annie Ernaux envers un homme marié.

Il est vrai que, si l’on ne s’arrête qu’à lire les mots, le plus souvent crus, « Se perdre » tient du voyeurisme.

Par contre, lorsqu’on s’attarde au sens profond de ces mêmes mots, on y reconnaît le drame de l’amour impossible, de la dépendance maladive qui amène l’Être à régresser à l’échelon de ses instincts les plus bas et primitifs.

Qui n’a pas, une fois dans sa vie, posé des gestes fous, très fous,  parfois même dégradants, pour se faire aimer de l’autre ?

« Je l’aime de tout mon vide », écrit Ernaux.

Voilà le drame de « Se perdre ».

Pour tous ceux et celles qui ont frôlé les bas-fonds de la passion maladive, je vous suggère de lire ce livre. Peut-être n’apprendrez-vous rien que vous ne savez déjà ? Mais, peut-être, pourrez-vous à nouveau vous regarder dans la glace sans vous détester ?

2 réflexions sur “Se perdre, de Annie Ernaux

  1. Titre fabuleux et excellente écrivaine. Je ne sais comment je suis arrivée sur CE texte ? Mais il fait écho à celui que j’ai écrit aujourd’hui « Esperdre » : http://wp.me/s1drfl-esperdre

    Votre article m’incite à ouvrir ce livre. Je n’avais lu que « les années » … je vais me perdre dans « se perdre »
    Bien à vous
    Bozorgmehr

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