Il est où le plaisir, bordel ?


Pour plusieurs, voyage rime avec : plus vite on arrive à destination, mieux c’est. Même certains  » snow birds « , qui partent au soleil pour 6 mois, ne pensent qu’à arriver avant même de partir.

On peut faire le même parallèle avec le ski alpin et le vélo, pour nommer que ces deux.

Ça se dépêche à monter au sommet de la plus magnifique et grandiose montagne pour descendre le plus vite possible pour remonter au plus sacrant pour pouvoir redescendre au plus vite faire le plus de descentes possible pour amortir le coût du billet jusqu’à avoir l’impression que la journée n’a rien coûté… enfin, c’est l’impression que ça me donne.

Puis, y’a la gang à vélo qui roule en malade dans les plus beaux paysages ayant pour seul but que d’arriver à destination puis rebrousser chemin jusqu’au point de départ, et ce, dans le même temps.

Je veux ben croire qu’il faille un tel régime quand on s’entraîne pour les Olympiques, ou d’autres compétitions du genre, mais en dehors de ça, j’avoue, que j’ai de la misère à saisir le concept.

Il est où le plaisir, bordel ?

 » Ah ! je suis allée à New-York. On a visité 52 attractions ! Si la ville est belle ? Je ne sais pas. Si j’ai remarqué ceci ? Cela ? Euh…? Mais on a eu du plaisir dans l’autobus !  »

 » Les conditions étaient parfaites ! La vue époustouflante du côté sud ? Les animaux qui viennent nous saluer du côté nord ? Il faisait soleil ?  »

 » On a battu notre record de vitesse ! L’océan longeait la route ? Non, on est pas allé manger chez Charlie. Les plus beaux couchés de soleil ? On est crevé. Et on a mal au cul !  »

Long préambule, bien malgré moi, à cause de mes doigts qui se sont emballés sur le p’tit clavier de mon IPhone qui, en passant, n’a pas de guillemets français!, au rythme de ma pensée vagabonde.

Je voulais juste dire que, enfin, je crois, la destination est puérile dans tout. S’attarder qu’à elle m’apparaît être une grande privation, car ce sont ces petites choses, un sourire, un  » je connais cet endroit, vous allez adorer « , une pizza dans un fond de rang, un paysage à couper le souffle, entendre son propre souffle souffler de contentement, recevoir un merci pour avoir écouté… Toutes ces choses qui ne sont pas souvent à l’arrivé, surtout quand la tête est déjà pleine de sa prochaine destination.

p’

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