Bonne fête des pères, papa ! 


Même après 8 ans, mon souvenir de toi est toujours aussi présent, mais sans la peine des longues et dures dernières années de ta vie.

Mon souvenir de toi me ramène à tes cinquante ans. À l’époque de la roulotte à Roxton Pond.  Presque toute la famille était là. Pas ta famille, celle de maman. Ça été ta vie. T’as couru après… Tu sais de quoi je parle.

Enfin, malgré tout, malgré grand-maman Bernadette dans son lit d’hôpital, on a tous réussi à avoir du plaisir, même maman, je crois. Chacun oubliant sa peine l’espace d’un week-end. Du moins, je présume. 

Bref, mon souvenir de toi est cet homme qui riait, qui aimait discuter, principalement à deux. Cet homme qui ouvrait son cahier noir, pour chanter probablement les chansons qui l’on marqué. Et qui m’a appris à jouer aux échecs. Et qui passait des heures à jouer avec Robert Lalonde, enfermés dans une pièce de la maison. 

Je me rappelle la flûte en tuyau de coppe. Jocelyne s’est fait prendre. Quand elle a soufflé dans la flûte, elle a reçu de la farine en plein visage.  

Puis, il y a eu le petit oiseau que toi ou Robert Lalonde avez abattu avec la carabine à pelittes. Vous avez eu tellement de peine, peut être de honte, que tu ne l’a jamais refait. Et le chat qui a eu le dos brisé par l’hélice du moteur de la voiture de Robert. Dans le temps, un animal pouvait s’y cacher pendant l’orage.  C’est ce qui est arrivé. J’ai une photo de toi couché sur le sol avec ce minet.

Et y’a la fois où toi et oncle Jean-Paul avez décoré la salle de bain de tante Léda avec des rouleaux de papier de toilette. Il y en avait partout. Je ne me rappelle pas c’était quoi la fête.

Je pourrais continuer encore longtemps mais j’ai dit l’essentiel. La peine de te voir mourir à petit feu sous mes yeux pendant 9 ans a fait place à de plus beaux souvenirs ; à des souvenirs plus joyeux. 

Longtemps j’ai pensé que la détresse ne me quitterait point. Mais voilà que le soleil s’est remis à scintiller dans mon coeur. Non pas que j’ai oublié toute ma peine, mais que j’arrive maintenant à ne pas lui laisser toute la place.

Bonne fête des pères, papa !


Bises

Gigi… Et Charlotte que tu aurais aimé connaitre… Même si tu me l’a probablement envoyée…

 
 

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