Pour se rappeler avant de voter le 4 septembre 2012


 

Les poules pas de tête devraient être sur une broche au St-Hub

Qu’un député québécois décide de rejeter son parti et en rejoindre un autre, c’est déjà très ordinaire. Que ce même député change d’idée et revienne au bercail (à son parti d’origine) est d’autant plus ordinaire.

La politique n’est pas un téléroman où l’on peut faire toutes les folies du monde ou changer d’idée cent fois, mille fois. La politique, c’est sérieux. Du moins, c’est ce que j’en conçois.

Être représenté par des poules pas de tête qui ne savent pas où se brancher m’apparaît quasi odieux. Je serais gênée d’agir de la sorte devant mes électeurs.

Les électeurs mettent leur confiance dans le parti choisi. Quand les membres ne sont pas foutus de savoir de quel bord ils penchent, je m’inquiète du genre de représentation qu’ils peuvent démontrer devant l’Assemblée nationale. J’ajouterais même que de tels agissements viennent entacher toute la crédibilité accordée aux femmes et aux hommes politiques.

Si j’étais chef de parti, jamais, et je répète, JAMAIS, je ne tolérerais de telles étourderies de la part de mes députés.

Tant mieux pour les égarés, je ne suis que madame Tout-le-Monde. Sinon, c’est direct au St-Hub qu’ils finiraient leur carrière, non pas derrière le bar, ni assis sur une banquette, mais bien dans une assiette accompagnée d’une salade au chou traditionnelle !

2 réflexions sur “Pour se rappeler avant de voter le 4 septembre 2012

  1. @Éric Morasse

    J’entends ton point de vue qui se défend bien.

    Cependant, l’Homme étant ce qu’il est, surtout lorsqu’il détient entre ses dents, ne serait-ce qu’un tant soit peu, un arôme de pouvoir, régresse parfois au niveau de ses plus bas instincts.

    Ma crainte devant tant de facilité à virevolter de tous côtés, est de voir une volée d’homos erectus, mâles et femelles, s’infiltrer dans les différentes basses-cours politiques, chacun tentant de se placer les pattes dans les circonscriptions les plus prisées.

    Pire !

    Ma crainte est d’ensuite voir ses charognards dépecer leurs bons samaritains et les recracher avec force et dédain pour finalement se tenir droits debout, ensemble, et imposer, pire qu’à la Charette, leurs quatre vérités.

    Et où je te rejoins le plus, c’est que de tels gestes d’éclats auraient certainement un caractère historique monstre, mais non sans conséquence, et qu’on aurait pu éviter si l’on avait su imaginer l’inimaginable !

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  2. Bonjour Ginette,

    Dans le contexte insipide actuel de la politique, plusieurs députés ont quitté récemment leur parti politique au gré du vent tels des girouettes sentant le poulet BBQ St-Hubert du pouvoir. Certaines de ses girouettes se mordent les doigts actuellement car la popularité de leur nouveau resto n’est plus aussi attrayante.

    Par contre, dans notre système politique actuel, il faut laisser le pouvoir aux députés de quitter leur parti politique. Il s’agit ici d’un pouvoir. Pour la majorité des élus qui ne sont pas au conseil des ministres, le seul véritable pouvoir de persuasion est la solidarité parlementaire. Quand une politique majeure déplait dans un parti politique, les simples députés peuvent dans des cas exceptionnels faire preuve de courage en quittant un parti politique qui ne respecte plus leur conviction profonde.

    Si on interdit à un député de quitter la bannière politique pour laquelle il a été élue, ou si on l’oblige à démissionner ou à rester indépendant, les simples députés n’auront plus ce pouvoir ultime de ramener un parti politique qui se serait avec le temps «déconnecté» de leurs valeurs profondes.

    Par exemple, le Parti québécois n’auraient pu avoir la fondation qu’il a connue avec René Lévesque comme chef. Le Parti Québécois a été fondé, entres autres, par un René Lévesque qui a démissionné comme député du Parti libéral du Québec en cours de mandat.

    En 1984, les plus indépendantistes du Parti Québécois, les Orthodoxes, n’auraient pas pu envoyer le même message à René Lévesque et son beau risque fédéraliste s’ils n’avaient pas pu quitter avec fracas le PQ.

    Plus récemment, en 1990, suite à l’échec de l’Accord du Lac Meech, quelques députés ont quitté leur politique politique respectif, n’étant plus à l’aise dans un parti fédéraliste, et se sont ligués pour fonder le parti souverainiste du Bloc Québécois à Ottawa.

    À mon avis, on ne peut pas interdire à un député ce pouvoir ultime de quitter son parti. Un jour, même lointain, de tels gestes d’éclat pourrait avoir un caractère historique comme quand René Lévesque, député du Parti libéral, a quitté son parti pour fonder avec un mouvement citoyen le Mouvement souveraineté association puis le PQ.

    Au delà des sondages, il y a parfois des courants de fonds dans une société qui font en sorte qu’un député peut quitter le parti pour lequel il a été élu. Si on peut le permettre dans un contexte historique, on doit, peut-être malheureusement, aussi le permettre quand l’odeur du BBQ du pouvoir change de bord.

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