L’amore !


L’amour.

Que peut-on raconter de nouveau sur l’amour mille fois raconté ?

Amour grisant ; amour terrifiant ; amour enivrant ; amour déchirant ? Lequel est le vôtre ?

De mon côté, je les ai tous eus. Du plus grisant au plus déchirant.

L’amour.  Rêve fragile ? Rêve inutile ? Rêve impossible ?

Plus de 30 ans à le chercher. Dans tous les recoins, tous les visages. Rien. Pas même l’ombre du plus petit geste d’engagement, pire, de respect. Égoïsme au cube !

Qu’on me fiche patience avec « l’âme soeur est là qui m’attend ». Je pense bien plus que l’âme sœur se vautre dans les bras de l’abominable Bonhomme Sept Heures.

J’en ai ras le bol de l’amour. Ce n’est pas mêlant, juste à l’idée d’embrasser, je suis fatiguée !

L’amour, pour moi, c’est fini. Trop de trouble. Trop peu de plaisir.

Alors, j’ai remplacé l’homme par un ti-chien. Oui. Charlotte Pinotte, un bichon maltais.

Ah ! si vous saviez le peu de problèmes que j’ai avec Charlotte en comparaison de mes anciennes amours.

— Une petite crotte dans la maison, ma Charlotte ? Pas grave ! GiGi en a vu des choses bien pires !

Charlotte, elle, est toujours contente de me voir. Elle est folle de moi ! Elle, je sens qu’elle m’apprécie.

Quand je l’emmène jouer au parc avec ses amis chiens, elle est tellement heureuse que, plusieurs fois, elle vient vers moi pour me donner des bisous, comme si elle me remerciait de la laisser jouer avec ses amis.

Avez-vous déjà vu un gars venir embrasser sa femme pour l’avoir laissé jouer toute la journée dans son char ?

Voilà ! Ma Charlotte, je ne l’échangerais pas pour un gars !

Ne vous méprenez pas sur le sens de mon propos. Si l’amour se présentait sur un plateau d’argent, je ne dirais pas non. Mais, va falloir qu’il soit fin en simonac ! Et surtout, qu’il ne me lance pas la fameuse expression : « vivre et laisser vivre ». Parce que, croyez-moi, je vais le laisser vivre, mais sans la folle qui attend à la maison. 

Je vois la vie en noir, vous vous dites. Non. Peut-être ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Une chose, cependant, est vraie. Je suis intoxiquée par la mesquinerie et la petitesse des âmes de ce monde. Les valeurs fondamentales sont en voie de disparition et rejoindront bientôt le rang des dinosaures. On triche, on vole, on tue au nom de Dieu comme si cela allait excuser les pires bassesses. Les gens n’ont plus aucun scrupule. L’adultère est commis à outrance et n’aura de cesse que lorsque nous dirons non à de telles avances. Mieux, téléphonons aux conjoints et disons-leur qu’ils sont avec la mauvaise personne.

Finalement, on vit dans un monde où l’on veut tout avoir ; surtout, ne rien céder ?

Erreur grave !

La vie, c’est d’abord choisir. Et choisir, implique nécessairement la perte de ce quelque chose qu’on n’a pas choisi.  Rien, ni personne, ne peut rester gagnant longtemps, tout le temps, à vouloir tout avoir. Tôt ou tard, la vie se charge de nous le rappeler.

Michel Fugain a dit, une fois, que, la liberté dans le couple, est le début de son démembrement.

Vivre et laisser vivre dans le couple, c’est un peu vouloir le beurre et l’argent du beurre. C’est un peu comme se payer une assurance contre la solitude. Si jamais on se lasse de faire tout ce qu’on veut, quand on veut, comme on veut, avec qui l’on veut, bien il y a une chose assise dans le salon qui attend.

En tout cas, j’ai fini d’être cette chose qui attend dans le salon.  Voilà pourquoi, je ne suis pas prête à troquer ma Charlotte pour quelqu’un qui me voudrait pour sa chose.

Vive ma Charlotte Pinotte !

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