Écrire parce qu’il le faut


Écrire
Écrire les mots lus sur la boîte de céréales
Une fois
Dix fois
Cent fois
Parce que rien d’autre ne vient
Parce qu’il le faut
Recommencer
Chaque jour
Jusqu’à ce que ces mots
Soient gravés dans ma tête
Comme sur ma peau
Et puis
Changer de boîte
Et écrire les mots
Une fois
Dix fois
Cent fois
Jusqu’à ce que ces mots
Soient gravés dans ma tête
Comme sur ma peau
Et puis changer de boîte
Jusqu’à pouvoir écrire autre chose
Qui ne soit pas une copie des mots déjà écrits
Jusqu’à pouvoir trouver les mots en moi
Ceux-là que j’ai perdus
Dans le tumulte
Et non dans l’oubli que je crains
Cet oubli qui vous emporte avec lui
Laissant derrière un corps vide
Écrire
Écrire pour m’arracher à ce vide
À cette peur qui s’agrippe à ma peau
Écrire parce qu’il le faut
Pour éviter que mon cerveau ne meure
Écrire
Écrire ces petits riens qui traversent ma vie
Pour ne pas oublier d’où je viens
Pour ne pas oublier qui je suis
Écrire
Même au prix de grands efforts
Quitte à m’effondrer
À presqu’en mourir
Écrire
Pour ne pas oublier
Pour ne pas oublier qui je suis
Pour ne pas oublier d’où je viens
Mais surtout
Écrire
Pour ne pas oublier que j’existe

 

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5 réflexions sur “Écrire parce qu’il le faut

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