Suicide de deux intervenantes de la DPJ – RIP


Deux jeunes intervenantes à l’emploi de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) du CIUSSS Centre-Sud de l’île de Montréal se sont enlevé la vie lundi, créant un choc immense dans l’organisation, raconte Katia Gagnon, dans La Presse du 10 février 2021.

Pourquoi ne suis-je pas surprise même si je trouve que ces deux événements sont d’une tristesse infinie?

Je connais personnellement un cas où une intervenante de la DPJ du CIUSSS Centre-Sud de l’île de Montréal menace un parent et son enfant depuis quelques années. On a fait plusieurs démarches auprès de la structure hiérarchique de la DPJ jusqu’au bureau de la Commissaire aux plaintes et de la Directrice du CIUSSS Centre-Sud Montréal, jusqu’au ministre Lionel Carmant, en passant par une panoplie de journalistes.

Rien à faire.

Silence radio du côté des journalistes.

« Ce n’est pas de notre responsabilité » du côté de la Direction du CIUSSS Centre-Sud Montréal.

« Vous mentez tous! » du côté du bureau de la Commissaire aux plaintes.

Force est de constater que la DPJ du CIUSSS Centre-Sud Montréal et ses dirigeants protègent ou cachent à outrance les incompétences relevées.

En quoi ceci a-t-il rapport avec le suicide des deux intervenantes?

Prenons l’exemple d’un conjoint qui traite son épouse de conne, de folle, devant leurs amis. On peut facilement s’imaginer que ce même conjoint agit encore pire avec son épouse quand ils sont seuls.

Dans le cas que je connais personnellement, il serait aussi facile de supposer que l’intervenant dans le dossier, qui menace et dénigre la famille concernée depuis plusieurs années, est aussi du genre à menacer et à dénigrer ses collègues. Une personne ne peut pas être totalement méchante d’un côté et d’une gentillesse extrême de l’autre. Pour avoir travaillé avec de telles personnes, je peux vous affirmer que des personnes qui dénigrent tout le monde créent un environnement de travail hyper toxique et pouvant mener certains employés à tomber malade, voire à commettre l’irréparable.

Je ne suis pas en train de dire que c’est ce qui est arrivé aux deux jeunes intervenantes, mais je pense qu’il serait opportun de visiter cette avenue pour ceux qui auront la délicate tâche d’examiner ce dossier. Si cette hypothèse s’avère exacte, il faudra que la haute direction de la DPJ et ses subordonnés cessent de traiter les parents et les enfants de menteurs lorsqu’ils dénoncent des agissements inappropriés des divers intervenants. Les politiques de « tolérance zéro » doivent s’appliquer à l’externe et à l’interne.

Tout le monde travaille trop. Mais pas tout le monde se suicide. Travailler dans un environnement sain et respectueux est un élément essentiel à une bonne santé mentale.

Par respect pour ces deux travailleuses qui se sont enlevé la vie, j’espère que toute la hiérarchie du CIUSSS Centre-Sud Montréal, jusqu’au ministre Carmant, s’ouvrira finalement  les yeux et se mettra en action rapidement. 

Par curiosité, je vais suivre toute cette petite gang pour voir ce qu’ils vont faire.

Le « silence radio » sera-t-il encore la position des journalistes?

À suivre…

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