Voici deux de mes créations pour chiens.
Le collier de Madame
Le collier de Monsieur
C’est à la suite du décès de Josée, la soeur d’une grande amie, que j’ai écrit une chanson, parole et musique, moi qui n’ai que 4 cours de piano à mon actif. Je vous épargne la vidéo où j’interprète cette chanson au piano. Je ne suis pas une chanteuse non plus. Je vous offre les paroles en guise d’au revoir à Josée.
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Mon Dieu pourquoi
Mon Dieu pourquoi
As-tu repris
Josée auprès de toi
Mon Dieu pourquoi
M’as-tu repris
Cette partie de moi
Ma mère ma fille ma soeur
Mon amie mon amour
Pourquoi
Mon Dieu dit moi
Qu’elle a rejoint le Ciel
Qu’elle a ouvert ses ailes
Pour voler vers mes rêves
Pour s’écher mes larmes
Pour me dire
Qu’elle n’a plus de peurs
Qu’elle respire
Qu’elle est libre
Mon Dieu pourquoi
As-tu repris
Josée auprès de toi
Mon Dieu pourquoi
M’as-tu repris
Cette partie de moi
Ma mère ma fille ma soeur
Mon amie mon amour
Pourquoi
Mon Dieu dit lui
Que je ne l’oublierai pas
Que je l’ai mise dans mon coeur
Dans ce coin qui ne meurt
Mon Dieu dit lui
Que je l’ai mise dans mon coeur
Dans ce coin qui ne meurt
Que je l’aime
Mon Dieu pourquoi
As-tu repris
Josée auprès de toi
Mon Dieu pourquoi
M’as-tu repris
Cette partie de moi
Ma mère ma fille ma soeur
Mon amie mon amour
Pourquoi
Mon Dieu dit moi
Rassure-moi
Qu’elle est auprès de toi
Mon Dieu dit moi
Rassure-moi
Qu’elle dort dans tes bras
Qu’elle dort dans tes bras
Parole et musique de Ginette Clairoux, tous droits réservés, 2013.
Voici le défi photo de la semaine : Vu d’en haut.
And just because I like opposites / Parce que j’aime bien les contraires
Cette impression que j’ai tout à coup de ne pas te connaître! Je ne suis même plus sûr de ton nom! Je n’ai pourtant rien qui déraille en moi. Tu me connais, enfin je le crois, je n’ai rien du génie ni de son contraire. Je marche comme je le peux entre les deux, la tête ni haute ni basse, à hauteur des yeux des autres. Si certains jours je ne trouve rien de bien édifiant dans ces yeux devant moi, ça ne fait pas de ma petite personne un inadapté socio-affectif ou tout ce que tu voudras d’autres qui n’ait rien qui rime avec bonne santé mentale.
Mais me connais-tu vraiment? De quoi es-tu donc si sûre pour affirmer quoique ce soit à mon sujet? Que j’ai une telle couleur de cheveux? Une telle agitation sous ces cheveux que, parfois, je me surprends moi-même à rester les pieds sur terre alors que, si je me laissais aller, je m’envolerais comme un corbeau ou je m’enfoncerais dans le sol comme un ver de terre?
À moins que ce ne soit mon odeur qui parle le mieux de moi? Qu’est-ce qu’elle t’a chuchoté à l’oreille et à la narine, cette odeur? Que je suis vivant? Que je vais mourir un jour, comme tout un chacun, comme toi? Que je suis un mâle et que je n’ai rien choisi de cet état et que je l’assume comme je le peux, ce qui ne t’a pas toujours fait grimper au ciel, mais quand même assez souvent?
La vie ne m’a pas fait de cadeau, tu le sais. La vie, ce n’est pas un Père Noël. En même temps, de quoi puis-je me plaindre vraiment? Que je n’ai pas réussi tous mes rêves? Et si les rêves étaient mieux de rester ce qu’ils sont, des rêves et rien d’autres? Ça t’en débouche un coin, ça, non, que je t’avoue aujourd’hui mon impuissance en matière de rêves non réalisés? Tu ne perds rien pour attendre! Je n’en ai pas contre toi, tu le sais, je ne te reproche rien en particulier, sinon de t’être laissée aimer par moi et de savoir tout ça, toute cette fragilité que j’ai, mais je ne montrais peut-être pas. Je dis bien « peut-être », parce que je sais très bien que tu as du flair, de l’instinct, appelle ça comme tu le veux, nomme-le à ta façon, ça revient au même. Tant de synonymes dans la langue que ça en est désespérant. Comme s’il y avait tellement de choses pareilles! Ce que je vois, en moi et autour de moi, c’est bien plus des choses qui changent, qui bougent. Comme tes lèvres quand tu me parlais d’amour et ce regard brûlant, lumineux, attachant que tu me lançais comme une corde au-dessus du vide… Pour que marche l’amour sans crainte de tomber, cette corde? Pour créer ce lien qui manque tant depuis que tu as fermé les paupières comme on referme une paire de ciseaux qu’on range par la suite dans le fond d’un tiroir?
Je ne sais plus quoi penser, ni comment le faire. Je t’écris des mots qui m’échappent, à vrai dire. Je cherche quelque chose à te dire. Pas que je n’ai rien à te dire, non, ce n’est pas ça non plus. Je laisse courir mes doigts sur le clavier comme je pourrais dire que je laisse mes pieds avancer sur un territoire inconnu vers quelque chose qui m’attire mais dont j’ignore tout. Je dois le faire, c’est ce que je sens très profondément. Où ça va me mener? Je ne sais pas. Où ça va te mener, nous mener, je l’ignore encore plus. Je ne sais même pas si tu vas m’écrire, me répondre quelque chose même si, en fait, je n’ai pas l’impression de te demander quelque chose de précis. À moins que tu lises, comme tu l’as toujours si bien fait, entre mes lignes? Ces lignes sont peut-être tressées serrées, comme un filet. N’as-tu pas peur de t’y prendre ou de t’y perdre? Me diras-tu enfin ce que tu aurais toujours voulu me dire? Me confieras-tu ce que tu penses profondément de l’amour et d’autres folies semblables? M’avoueras-tu franchement ce qui t’a éloignée de moi? ce qui a manqué entre nous? ou ce qui était de trop?
Je ne suis pas toujours très adroit, mais je te laisse mon adresse. Mon adresse électronique. Mon adresse manuelle, tu la connais. Et ce plaisir que j’ai toujours eu à jouer sur les mots. Et ce plaisir que j’ai toujours eu à t’écouter, même dans tes pires douleurs, pas que j’y trouvais une satisfaction sadique, mais bien parce que je sentais que tu me faisais confiance et que tu me parlais vraiment, tu me criais réellement ce qui te tordait la langue, la gorge, le cœur ou tout de que tu voulais d’autres. Et ce plaisir que j’ai toujours eu à nous taire en t’embrassant goulûment.
Et là, c’est plus que vrai, je vais me taire. Je vais taire mes doigts, mais en moi ça va continuer de parler, de poser des questions sur moi, sur toi, sur nous, sur notre monde parfois si difficile à vivre. Comment aimer dans un monde pareil, comment aimer convenablement, longtemps?
Je parle peut-être à un fantôme, en fin de compte? Un autobus t’es peut-être passé dessus, ou un train, ou un avion, ou un satellite de la Nasa t’est-il tombé sur le coco? Alors, fantôme, es-tu là?
(Écrit par Martin Thibault, écrivain)
I am always late answering DPChallenges. This time is no exception. This one was in March : 2 pm.
Putting words in a picture, as simple as that, can make a good story in no time.
The picture you are about to see tells a real story that happened to me a long time ago. The picture does not show the real thing because I got rid of the objet along the years, I think…?
Anyways, I just staged the scene, snapped a few pictures, a little bit of Photoshop and that was it.
Now, does it do the job? Really do the job?
Of course, it does for me. I know the story. But, will it do it for you? That is my main concern.
Now. Are you ready to see THE picture?
When you see my picture, what story will come to you?
I give you one clue :
As I came back to my office after a long lunch, I sat behind my desk. I opened a drawer to put my locker keys back. To my surprise, there laid an black leathered, gold imprinted, Executive Weekly Planner.
Who put it there?
I read the note on the light yellow post-it : « To note your loans. »
Then I remembered…
Now is your turn to make a story of your own out of this picture.
I certainly hope you will participate to my challenge to you. And, only then, I you wish, I shall tell you the real story behing that picture.
Enjoy!
Yours truly.
… ça m’a rappelé ces mots que j’ai écrits, que j’ai déjà dits.
Le tic tac de mon cœur
S’effiloche comme une fleur
Une pétale à la fois
Il m’aime Il ne m’aime pas
Il m’aime Il ne m’aime pas
Comme une fleur qu’on effiloche
Il m’aime Il ne m’aime pas
Combien reste-t-il de pas
Il m’aime Il ne m’aime pas
Pourquoi m’a-t-Il fait ça
Il m’aime Il ne m’aime pas
Encore un pas un autre pas
Il m’aime Il ne m’aime pas
Je sens mon souffle qui s’en va
Il m’aime Il ne m’aime pas
Mon corps entier se débat
Il m’aime Il ne m’aime pas
Il m’aime Il ne m’aime pas
Encore un pas un autre pas
Maintenant je le vois
Il m’aime Il ne m’aime pas
Mon cœur s’emplit de joie
Il m’aime Il ne m’aime pas
Je cours les derniers pas
Il m’aime Il ne m’aime pas
Je le vois Il est là
Il m’aime Il ne m’aime pas
M’extirpant le dernier pas
Il m’aime Il ne m’aime pas
Il m’aime
Il m’aime
Il m’aime
Je cours dans ses bras
Il m’aime et je le crois
Il me sers dans ses bras
Il m’aime et je le crois
Mon âme explose de joie
Il m’aime et je Le crois
Je le crois au plus profond de moi
Bises
Gin
D’abord, laissez-moi vous souhaiter de très joyeuses Pâques en ce dimanche de fête.
Était-ce Lui?
Qui Lui, vous demandez-vous peut-être?
Lui. Lui, Jésus!
C’est Pâques, aujourd’hui. Jésus est mort et ressuscité après avoir été crucifié.
C’est quoi le rapport avec le titre de mon billet?
J’y arrive.
Hier soir, après une petite fête chez ma soeur, j’arrivais chez moi. Il était près de minuit. Avant d’entrer, je suis allée marcher avec mon chien, pour le « dernier » avant le dodo.
Le ciel était magnifique. Comme un voile de satin noir. Un noir bleu marin. Endiamenté.
Soudainement, se frayant un passage dans le ciel éblouissant, de nord en ouest, filait ce que je pense être une comète, suivie, de quelques secondes, d’une étoile filante.
Je suis restée là, au beau milieu de la rue à attendre, à chercher le ciel pour d’autres étoiles filantes que je n’ai pas revues.
Sur le coup, je n’ai rien pensé autre que l’émerveillement du phénomène. Puis, en entrant dans la maison, j’ai fait le lien. Pâques. Jour où Jésus est ressuscité d’entre les morts. Quelle coïncidence!
Ne vous méprenez pas sur mon propos. Je ne suis pas cinglée, quoique…
Bien sûr que non, voyons! Je ne pense pas sérieusement que Jésus est passé aux dessus de moi, dans ma petite banlieu de Montréal, PQ, déguisé en comète. Quand même! Mais je me disais que ça ferait une belle histoire à raconter aujourd’hui. Ça nous change de la Commission Charbonneau. Quoique…, on puisse facilement faire quelques liens quant à l’invraisemblance des propos des deux. Enfin…
Sur ce, je vous laisse.
Fini le carême!
Fêtez la résurrection de Jésus. Fêtez la fuite d’Égypte du peuple juif et le passage de la Mer Rouge. Fêtez le retour du printemps, de la renaissance et du retour de la lumière.
Et, surtout, qu’importe vos croyances, fêtez la vie!
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Pour la petite histoire de Pâques autour du monde rendez-vous sur le site Vive Pâques.
Cartes : Montréal face au monde.
Suite à mon minitest sur la reconnaissance d’actes de violence, ce billet présente des actes de violence liés aux mauvais traitements corporels.
Les mauvais traitements corporels consistent à utiliser intentionnellement la force contre une personne sans son consentement. Ils peuvent causer des lésions ou des blessures corporelles pouvant laisser des traces à long terme.
Remarquez principalement les premiers actes de la liste. Souvent ceux-ci ne sont pas vus comme des actes de violence.
Exemples :
Tous ces actes sont des crimes au Canada.
Êtes-vous surprise ou surpris de cette liste?
Pendant que je terminais mon baccalauréat, j’ai eu l’opportunité de suivre un cours hors programme sur la violence faite aux femmes.
Toutes les femmes, et même tous les hommes, devraient suivre un tel cours.
Pourquoi?
Et vous? Le savez-vous?
Pour tester vos connaissances sur la violence, j’ai listé plusieurs actes dans une forme de sondage (je ne savais pas comment faire autrement!). Saurez-vous identifier dans cette liste ceux qui sont des actes de violence?
Comment avez-vous trouvé l’exercice?
Si vous n’avez pas coché tous les énoncés, c’est qu’il vous en reste à apprendre sur la reconnaissance d’actes de violence.
Si vous avez coché toutes les réponses, bravo! Vous connaissez plusieurs actes de violence. Mais pensez-vous les connaître tous?
La tendance est de penser que la violence se limite à la violence physique. Ce qui n’est pas le cas.
La notion de « violence » englobe la violence verbale, les gestes et actes criminels qui cherchent à dégrader, à humilier ou à blesser une femme ou une fille, ou même un homme, un enfant, un aîné, voire un animal.
Souvent, la violence se présente où il existe un rapport d’autorité ou de dépendance. On parlera alors de, pour en nommer que quelques’un :
La violence! On en parle partout, pourtant elle est toujours aussi présente. Pourqoi?
Il y a deux bonnes raisons à cela.
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La violence existe et existera tant que :
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Simple, n’est-ce pas?
Je reviendrai sur le sujet dans un autre billet. Entre temps, n’hésitez pas à faire suivre ce mini-test à votre famille et à vos amies et amis.
Au plaisir,
Cartier est décédé ce soir, vers 22 h, je pense par ma faute.
Cartier, c’était mon Betta, acheté le 31 décembre 2012.
Je crois que c’est moi qui l’ai tué. Par mon incompétence. Par mon ignorance.
Il était beau, quand je l’ai acheté. Il a été beau pendant quelques semaines. Puis, la semaine dernière, j’ai remarqué qu’il avait perdu une nageoire, celle de gauche. Je me suis demandée si ce n’était pas par ma faute. L’aurais-je blessé avec le filet au moment de changer l’eau. Le filet était trop grand ; il n’y en avait pas de plus petit.
En parlant de changer l’eau, quand je l’ai acheté, personne ne m’a dit qu’il fallait garder une portion de la vieille eau. Ce que je n’ai pas fait. Et puis, Cartier, que j’ai nommé après Jacques Cartier pour la chanson : Cartier, Cartier, si t’avais navigué…, ben, mon Cartier s’est mis à perdre toutes ses nageoires.
Je me suis « pitchée » sur le Web pour trouver une solution.
J’ai acheté des médicaments pour le soigner. Mais en vain.
Chaque jour, il allait de plus en plus mal. Il ne mangeait plus rien. Il flottait. Je lui ai acheté une feuille pour lui faire comme un lit et l’aider à se reposer. J’ai ajouté du sel à l’eau, des médicaments. Rien n’a fait. Je le voyais respirer. Souffrait-il? Je n’ai jamais su.
J’ai prié mon père.
« Père, si Cartier est pour mourir, veux-tu S.V.P. le faire mourir rapidement ».
J’ai prié il y a 30 minutes. Cartier est mort entre temps. Tant mieux. S’il souffrait, il ne souffre plus.
Je l’ai pris dans mes mains. Je l’ai flatté. J’ai soufflé dans sa bouche. Rien.
J’ai flatté son ventre dans l’espoir de voir son souffle revenir. Rien.
Cartier est parti.
Je m’en veux.
Parce que j’aurais dû m’informer sur comment prendre soin d’un Betta AVANT d’en acheter un.
Je m’en veux, s’il a souffert de mon ignorance.
Je m’en veux, car je n’ai pas su lui donner une meilleure vie qu’à l’animalerie.
Je m’en veux pour tous ces imbéciles qui adoptent des animaux sans savoir comment en prendre soin.
Je m’en veux d’avoir été si égocentrique.
Je m’en veux.
Mais, surtout, je suis tellement triste du sort que je lui ai fait subir.
Au revoir, Cartier, j’espère que de là-haut tu sauras me pardonner ce que moi-même je ne me pardonne pas.
Au revoir Cartier !
Au revoir…
Faites-vous partie de ces personnes qui voudraient que la Saint-Valentin soit bannie du calendrier pour les 1000 prochaines années, tant les souvenirs, le vide ressenti, vous font souffrir ?
Comment se fait-il que vos pensées soient encore pleines d’images de l’ex ?
Vous dites-vous : « Maudite Saint-Valentin, va te faire foutre » ?
La déprime vous habite-t-elle depuis que vous vous êtes réveillé ce matin ?
Allez vous faire un bon café, puis revenez me lire. J’ai LE truc pour oublier son ex. Je vous promets la plus belle journée de Saint-Valentin de votre vie !
C’est l’heure du café. Allez hop ! Je vous attends. Je ne bouge pas.
…
Bon, vous êtes bien installé ?
Voici comment faire pour oublier votre ex en cette journée de Saint-Valentin.
C’est en feuilletant un livre sur le Feng Shui que j’ai trouvé comment en finir avec mon ancien chum.
Il avait l’air d’un apollon du haut de ses 6’4" . Il était tout en muscle. J’étais folle de lui.
Il fallait voir ses fossettes quand il riait. Je le désirais. Entre nous, c’était la passion, semblable à celles dans les livres.
Puis, un beau jour, sans rien dire, il est retourné avec son ex.
J’étais tellement éprise de lui que c’en est devenu pour moi une vraie « maladie ».
Des pensées de lui me hantaient nuit et jour. J’aurais voulu que son souvenir s’efface de mon esprit ; j’aurais voulu qu’il meure. Mais en vain. Toujours le souvenir de son corps sur le mien me ramenait à mon désespoir de le savoir dans les bras d’une autre. Ma vie devenait un cauchemar.
Comment lui échapper ? Comment me sauver ? Sauver mon cœur, sauver mon âme, sauver ma vie ?
Et puis, une amie m’a suggéré de lire sur le Feng Shui, cet ancien art chinois qui mise sur la création de l’équilibre et l’harmonie dans l’environnement. De là,l’importance de se départir d’objets qui entravent l’esprit et qui, dans mon cas, ressuscitent d’anciennes et folles amours.
Le Feng Shui recommande de jeter tous les objets ayant appartenu à d’anciennes amours pour exorciser leur emprise et faire de la place pour de nouvelles aventures.
Ainsi, par un vendredi plutôt gris, j’ai décidé d’ouvrir une chasse impitoyable aux vêtements qui évoquaient tel ou tel amour usé, pitoyable.
J’ai scruté à la loupe chaque recoin de l’appartement :
- les cinq placards, du plus grand au plus petit, sur les tringles, sur les tablettes, dans le fond
- les tiroirs des trois commodes en chêne massif jusqu’aux tiroirs de mon vieux bureau d’enfant
- dans le sous-sol, le panier à lessive en osier, voire le contenu de la sécheuse en marche, et j’en passe.
Et quels trophées de pitié j’ai ramenés !
- Un gilet de laine, noir, brodé de perles, qui eut davantage sied à ma grand-mère.
- Une paire de sous-vêtement, style boxer, blanc à gros pois noirs.
- Un pantalon marine, en coton ouaté, trop court pour moi.
- Plusieurs t-shirts.
- Une camisole moulante et décolletée que je mettais pour des soirées torrides.
Au total 23 morceaux : certains anciens, d’autres, pratiquement neufs, legs d’amoureux éconduits ou passades de toquée.
Une fois pris en otage tous les fantômes hantant mes garde-robes, je n’ai pu me résigner à les mettre sans façon dans un sac à ordures.
J’ai pensé les offrir aux moins fortunés, mais je sentais qu’il fallait que ces vêtements soient détruits de manière symbolique.
Enfant, j’adorais découper les catalogues des grands magasins — Eaton, La Baie d’Hudson, Simpson — en minuscules bandelettes que j’accumulais dans un bol à soupe.
Ce travail minutieux, qui me procurait un plaisir fou, consistait à faire entrer le plus grand nombre de pages dans le petit bol. Méditation active, attention, concentration. Sublime libération de l’esprit soumis au pouvoir d’une main guérisseuse.
Maintenant, face à ce trophée fatal de vêtements, je me suis rappelé chaque baiser, chaque caresse, mais aussi, chaque discussion, chaque mensonge, chaque trahison. J’étais désormais décidée à en finir.
La soirée qui s’annonçait me donnait la chair de poule. La délivrance tant attendue allait bientôt me transporter vers de nouveaux sommets. Je sentais monter en moi cette euphorie grandissante qui évoque l’enivrement même de la passion.
J’ai demandé à Glen Gould, pianiste génial et plein de tics, à l’appétit insatiable de perfection, de soutenir au clavier ses passions si semblables aux miennes.
J’ai inséré le CD. Play.
Glen, homme mystérieux et complexe, était avec moi.
J’ai empilé quelques bûches dans le foyer et j’ai frotté une allumette. Les flammes se mirent à danser lascivement, au son des doigts agiles de Gould. Pour qui dansaient-elles ? Lui ou moi ?
Je me suis versé à boire.
La bouteille était lourde de porto, du Quinta do Estanho. Gould, le feu dans la cheminée, un verre de porto à la main, que demander de plus sinon une bonne paire de ciseaux Singer pour en finir, une fois pour toutes.
Plus la musique résonnait en moi et plus la griserie me gagnait. J’ai empoigné mes Singer avec le sentiment profond que j’allais commettre le crime parfait.
Chaque coup de ciseaux faisait entendre le crissement fendant de la lame affûtée glissant à travers chacun des vêtements de la pile, laissant derrière une traînée de bandelettes de deux pouces de large
Exit cadeaux, souvenirs, objets de hantise, objets de détresse. Adieu chandails, pantalons, chemisiers, pyjamas. Bonjour délivrance !
J’ai fait un ballon de ces bandelettes et l’ai « quické » en orbite, câlisse !
Cinq ans.
Déjà cinq ans, où je franchissais, pour la dernière fois, le pas de ta porte. Tu paraissais presque dormir, ronflant, pour une très rare fois, silencieusement, la bouche grande ouverte, sans dentiers, toujours dans l’insupportable jaquette bleue, la peau encore chaude.
Cinq ans.
Déjà cinq ans, où, comme une chenille, ta peau devenue trop étroite, tu ne pouvais que la quitter.
Cinq ans.
Déjà cinq ans, où tu retrouvais enfin le corps de tes trente ans.
Cinq ans.
Déjà cinq ans, où ma douleur de voir ta peau devenir de plus en plus étroite semble s’avoir tu.
Cinq ans.
Déjà cinq ans, où, collée au mur, presque à genoux, pliée en deux, je ne pouvais contenir cette peine, cette saudite peine qui arrache le cœur, qui vide jusqu’à l’abandon total.
Cinq ans.
Déjà cinq ans, mais, collée au mur, presque à genoux, pliée en deux, je ne peux contenir cette peine, cette saudite peine qui arrache le cœur, qui vide jusqu’à l’abandon total.
——–
Cette dernière photo est pour toi, papa, parce que je n’oublie pas notre petit défi…

Cette photo provient d’un magasine d’où j’ai déchiré la page pour apporter avec moi. J’avais une bonne raison de poser ce geste. Je m’excuse pour le droit d’auteur. Je vous expliquerai. Vous comprendrez mon geste.
J’espère que tu es heureux là-haut. Je suis certaine que Joce espère la mème chose aussi.
Bises
Ginette et Charlotte…
J’sais pu
J’sais pu d’où je viens
J’sais pu vers où je vais
J’sais pu ce qui m’émouvait
Je ne sais plus rien
Je suis perdue
Je ne me reconnais plus
Dans ce monde déchu
Où l’être humain s’entretue
Pour presque rien
J’en ai rien à cirer
De ces âmes étriquées
Qui ne pensent qu’à voler
Le pauvre sans pitié
Pour se remplir les mains
J’en peux plus de ces gens-là
Qui se croient plus forts que tous
Qui mentent sans vergogne
Écrasant sur leur passage
Les plus petites gens
Non ces gens-là ne sont rien
Qu’un troupeau de bêtes
Plus bêtes que les bêtes
Un troupeau de vauriens
Des moins que rien
Mon Dieu si tu existes
Redonne la vie
À ceux que ces gens-là ont assassinés
Puis retourne-toi vers ces gens-là
Et…
Remplis-les d’amour
Remplis-les jusqu’à ras-bord
Même jusqu’à débordement
Pour que ceux-là puissent enfin
Ressentir ce qu’est l’amour
Peut-être alors
Retrouverais-je qui je suis
Retrouverais-je d’où je viens
Car d’où je viens
Il n’y avait que du bien
Il n’y avait que du bien
Et que de l’amour
De l’amour partout
De l’amour toujours
Et que du bien
Note aux lectrices et aux lecteurs de ce blogue
Ce billet est en anglais seulement, car il me permet de pratiquer ma deuxième langue. Aussi, il répond à un défi anglophone lancé par WordPress. Merci pour votre compréhension.
Note to my English viewers
I am a French speeking person. With the WordPress challenges, I practice my English writing. Do not hesitate to correct my English mistakes. This will help me get better.
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As I was going through my digital pictures looking for something that, for me, means "beyond", I stumbled upon pictures of my friend, Marie Walsh, who is a fine artist.
Marie Walsh’s paintings are all about humans. With her paintings, she wants to understand and describe all the different human states so that we, people of all origins, of all ways of thinking, come to accept everybody so that we can live better all together.
I met Marie at work. She had a contract with my department. We became friend. She had told me that she was a fine artist. This triggered an idea in me .
I had burned my dining table. I had to do something about it. So, I asked Marie if she would accept a contract with me to do a painting on my table. She had never done that before. She accepted the challenge.
She had about six hours to paint something on my table. And she did. But, I do not think she was fully happy with the result considering the short time she had. I understand. It was very short. But, I was very happy with the result.
The two pictures below show Mary painting and the end result.
Where does the "beyond" fits in?
First of all, I think art opens doors to see "beyond".
What I like about my table is that everybody sitting around it has a different view. If you walk around my table, you can see different things. That is amazing. Better than a painting because I can turn around my table and have a completely different view when I get tired of one.
To show you what I mean, I chose a picture I took from part of Marie’s work. Then, I made three other versions of the same picture by rotating the image to the right. By doing so, I got four views of the same painting.
Let us see the result. To help you, follow the copyright mention.
That is a way of seeing "beyond". If you want to know more about Marie Walsh, you can go to her Web site. You can also see some of Marie’s work on Fine Arts America.
Your comments on this challenge are very welcomed.
Sincerely yours.